De calakmul à bacalar

De calakmul à bacalar

Grosse journée aujourd’hui ! De visite tout d’abord, puisque nous nous sommes levés à 6 heures pour partir visiter le site Maya de Calakmul. De voiture ensuite, parce qu’on a beaucoup roulé aujourd’hui ! 45 km pour aller de notre super petite maison perdue dans la jungle, jusqu’à l’entrée du site de Calakmul. 60 km ensuite, de l’entrée du site au site lui-même, sur une petite route ou il est difficile de dépasser les 40 km/h. Et pour finir, reprendre la route pour aller à Bacalar, 180 km. On a donc fait près de 350 km en voiture, et 11 km à pieds dans les ruines de Calakmul…

En chemin, on a trouvé la Batcave ! Chaque soir plus de 2 millions de chauves-souris sortent d’une grotte et partent chasser.

Calakmul est en pleine jungle, tout près de la frontière Guatémaltèque (et c’est pas souvent que je peux écrire ce mot !). Il est sur la Ruta Rio Bec, comme Becan et Xpujil. Et là vraiment, le site est en pleine jungle ! Le site n’est connu que depuis 1931, et c’est LA cité Maya la plus importante du monde, en concurrence avec elle de Tikal au Guatemala. Elle est gigantesque, on a dénombré plus de 7000 structures dans la jungle, et les dernières recherches, faites grâce au LIDAR (une sorte de scanner laser qui est capable de cartographier des zones entières d’avion, comme si la végétation n’existait pas) amènent les archéologues à finalement en dénombrer près du double ! Et seule une toute toute petite partie est explorée et aménagée pour les visiteurs. La zone à couvrir est si vaste qu’il faudra des décennies pour en savoir un peu plus. On y a déjà découvert 120 stèles, et les tombes de 13 dirigeants, qui ont permis de retracer l’histoire de la cité. Les premières fouilles ne datent que de 1990.

De 250 à 695, Calakmul dirige le royaume de la Tête de Serpent, et règne donc sur toutes les zones basses du monde Maya, soit en gros, tout le Yucatan, le Belize, et une partie du Guatemala.

Sa rivalité avec la ville de Tikal lui coûtera son existence. Vaincue en 695, Calakmul va peu à peu s’effacer des mémoires, et disparaitre définitivement avant l’an 1000.

La zone à visiter est grande, et il faut marcher beaucoup. Il y a beaucoup d’animaux dans cette jungle, et nous avons la chance de croiser deux espèces de singes, les singes-araignées et les singes hurleurs. Difficiles à observer, ils ne s’approchent pas des humains. Le cri des singes hurleurs est impressionnant et il s’entend de très loin.

Ils ont été difficiles à photographier, toujours cachés dans les branchages.

Les singes-araignées.

 

Et les singes hurleurs.

Le site de Calakmul est partagé en plusieurs grands ensembles, qui ont à des échelles différentes, les mêmes caractéristiques : une place centrale, entourée de bâtiments, unités d’habitations, temples ou pyramides.

Par endroit une muraille entourait certains bâtiments, probablement militaires.

Le coeur du site : deux très grandes structures, de 45 mètres de haut, qui offrent après une difficile ascension,  un très beau panorama d’où émergent quelques bâtiments.

La structure I est le point culminant du site.

Du sommet on voit la structure II, la plus importante du site. Elle n’est dégagée de la jungle que sur sa face opposée.

La structure II, la plus importante de Calakmul, qui abritait des masques et des fresques polychromes. Ses escaliers relient le monde des dieux à celui des hommes.

Au sommet de la grande base pyramidale, quatre édifices forment une nouvelle acropole de moindre taille.

 

 

Du sommet on voit la structure I. Et la jungle, à perte de vue !

Un peu plus loin, une pyramide offre une vue intéressante sur le structure II, et surtout sur son sommet particulier.

La structure I à gauche, et la II à droite.

 

A mi hauteur de la pyramide,  ne voit plus la structure II qui mesure 40 mètres de haut sur une base de plus de 100 m ! Avant d’être là, c’était compliqué d’imaginer que ces vestiges Mayas  soient restés cachés des hommes si longtemps… Mais la jungle est si dense, qu’on peut passer à côté d’un ensemble gigantesque sans même l’apercevoir !

On voit bien ici l’acropole posée au sommet de la pyramide. C’est une prise vue aérienne, mais pas la mienne ! C’est l’image la plus connue de Calakmul.

 

Nous avons ensuite repris la route pour Bacalar, la lagune aux 7 couleurs, où nous allons enfin nous poser une semaine. Quelques ballades dans le coin à faire, sans doutes des cenotes, mais un peu moins d’activités ! Enfin les vacances 😉

Notre Airbnb pour 6 nuits juste au bord de la lagune… Je sens que ça va être dur !

La vue de la fenêtre est sympa non ?

La liaison internet ici est difficile, les articles risquent d’être plus longs à venir…

 

A demain !


One thought on “De calakmul à bacalar

  1. Salut les amoureux,
    au vu de toutes vos images de sites maya, je me rends compte que la pyramide de Chichen Itza est loin d’être la plus intéressante… J’ai même l’ impression que tout ce que vous avez visité après est beaucoup plus beau et plus sauvage…
    Et puis quel bonheur de voir toutes vos photos sans un seul touriste, sans un seul vendeur à la sauvette…
    Ça donne l’impression que vous êtes tout seul absolument partout!!!
    Soyez prudent quand même.
    Bizzz de Paris, en pleine canicule 😙

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