Sian Ka’an

Sian Ka’an

Ce matin (ciel gris) nous sommes partis tôt vers la réserve Biosphère de Sian Ka’an. Son nom signifie « origine du ciel » en Maya. Elle est reconnue réserve de Biosphère par L’UNESCO depuis 1986, et est classée au Patrimoine Mondial depuis 1987. Elle couvre des marais, des mangroves, une forêt tropicale, et plusieurs lagunes.

Grace à un autre blog de voyage (Au gout d’Emma), nous avons eu la chance de pouvoir nous passer de guide, et surtout de nous passer d’une dépense très onéreuse ! En effet, les agences du coin demandent 100 dollars par personne pour visiter la réserve et arriver au départ de l’embarcadère, alors que très sincèrement le service rendu n’a aucun intérêt ! Autant de temps en temps, les guides sont incontournables, voire obligatoires, comme pour les requins-baleines par exemple. Mais là, le plan à suivre pour la visite de la réserve, du site Maya de Muyil qui la borde, la traversée de la forêt, et ensuite, la balade en bateau sur la lagune est tellement simple que 100 dollars par personne, c’est juste du vol qualifié ! Il nous aura sans doute manqué quelques explications intéressantes, mais là rien ne vaut une telle somme !

Bref ! Nous avons commencé notre balade par la visite de la cité Maya de Muyil, située à une vingtaine de km de Tulum. Son vrai nom est Chunyaxché. Elle a été occupée très longtemps, de 2500 ans avant JC jusqu’à 900 ans après. Elle était connectée aux cités de Tulum et de Coba, et dépendait vraisemblablement de la seconde.

Le site est en plein en jungle, et ce qui est visitable est très restreint. Il est actuellement en période de fouilles.

Deux bâtiments se distinguent, le Palais Rose et le Castillo. Sur la place où se trouve le Palais Rose, il y avait à l’origine 10 pyramides de taille moyenne. La nature exubérante de la forêt tropicale les a transformées en tas de pierres, et encore une fois, cela nous permet de mieux nous rendre compte du travail qu’il reste à faire pour les archéologues !

Le Castillo est une pyramide de 17 m de hauteur, au sommet de laquelle se trouve un petit temple.

Derrière cette pyramide, se trouve un Sacbeob, que nous allons suivre pour entrer dans la partie « forêt tropicale » de notre périple dans la réserve. L’endroit est impressionnant de calme et le ciel bouché que nous avons depuis hier rend cet endroit un peu inquiétant ! C’est la première fois depuis que nous sommes ici que nous avons vraiment l’impression d’être au cœur de la jungle…

Après cette petite marche en forêt, nous sommes entrés dans la réserve, et dans les marais. Là, une passerelle de bois nous a conduits vers la lagune, après environ 20 minutes de marche.

De nombreux petits cenotes alimentent cette zone marécageuse, et permettent à l’eau de rester cristalline.

Une tour d’observation permet d’avoir une belle vue sur la lagune et la jungle.

Nous sommes ensuite arrivés à la lagune. Cette zone appartient au peuple Maya et ne dépend pas du gouvernement Mexicain. Nous avons payé 700 pesos par personne pour faire un tour inoubliable sur la lagune, soit environ 35 € par personne.

Cette lagune ressemble un peu à celle de Bacalar, le soleil en moins ;-(.

La balade en elle-même n’a pas grand intérêt. La zone est en fait constituée de deux lagunes, reliées entre elles par un canal creusé il y a plus de 1000 ans par les mayas. Le courant créé entre les deux lagunes l’a ensuite entretenu, un peu comme le canal des pirates de la lagune de Bacalar.

Après avoir traversé la première lagune, nous sommes entrés dans le petit canal, qui permet juste le passage d’un bateau.

Le bateau nous a ensuite déposés au bord d’un autre canal, naturel celui-là, pour le clou de la visite ! Ici, un peu comme à Los Rapidos de Bacalar, un courant naturel permet de flotter et de se promener pendant un peu plus d’un km sans aucun effort ! On enfile son gilet de sauvetage par les jambes, on s’assied dedans, et on se laisse aller ! C’est juste magique et génial !

Bon, à la fin, il a fallu faire tout le chemin inverse à pieds, c’était un peu moins magique 🙂

Une fois terminé, le bateau nous a ramenés à l’embarcadère, nous avons fait le chemin à l’envers, pour retrouver notre voiture, et filer vers deux cenotes que nous avions repérés à l’aller… Plages impraticables, heureusement que nos trous d’eau préférés sont là !

Le premier, le cenote Cristal, et le second, le cenote Escondido (caché) sont tous les deux à ciel ouvert. Leurs eaux sont assez fraîches, et comme souvent, limpides et magnifiques. Ils sont tous les deux en pleine forêt, et plutôt très agréables. Il n’y avait que peu de monde, et on a pu en profiter assez longtemps.

Le cenote Cristal est circulaire.

Le cenote Escondido est tout en longueur.

Sur le chemin, un petit serpent corail. Si c’est bien ça, la bête est mortelle ! Il est parti assez vite, j’ai eu que sa queue… En même temps, un serpent, c’est qu’une queue non ?

Demain, nous quittons Tulum un jour plus tôt que prévu… Nous avions compté large ici pour profiter de la plage mais bon…

On part donc demain pour Playa del Carmen. Fini les zones sauvages, nous allons vers ce que l’on aime moins, mais notre prochain hôtel, faute sans doute de plage là-bas aussi, est plus pratique si on a envie de rester un peu à la piscine. Ici, le Posada Yum Kin est très chouette, mais il n’y a pas de place pour se poser à côté de la piscine. Un peu frustrant !

A Playa del Carmen, on en profitera aussi pour faire du shopping…

Les prochains articles risquent d’être moins exotiques 😉

A demain !


One thought on “Sian Ka’an

  1. Coucou les amis!
    Magnifique article, comme d’hab 😊
    Concernant votre visite de la réserve naturelle de Sian Ka’an , on avait failli le faire et on avait failli payer les 100 dollars demandés à tous les gogos parce qu’on n’aurait pas trop osé tout seuls et je m’aperçois que nous avions bien tort…
    Vous n’êtes pas trouillards pour vous être baignés dans ce genre d’endroit, entre les serpents et les crocos, j’aurais eu une sacrée trouille lol…
    D’ailleurs ta photo le prouve, je crois que c’était bien un serpent corail dont la morsure peut-être mortelle…
    Si ma mémoire est bonne, quand les anneaux rouges et les anneaux jaunes se touchent il vaut mieux se barrer vite fait!
    J’avais appris ça avec mes élèves l’année où j’ai fait un élevage de reptiles en classe, on regardait les DVD du National Geographic avec l’Australien chasseur de serpents et de crocodiles qui est mort en Écosse piqué par une pastenague lors d’une plongée. j’ai oublié son nom. Irving ou quelque chose comme ça…
    Bisous et bon shopping à Playa del Carmen…
    Quelque chose me dit que ça ne sera pas forcément le moment le plus inoubliable de votre périple après toutes les merveilles que vous avez croisées.

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