Superbe journée aujourd’hui, avec un grand soleil. Il fait une quinzaine de degrés et c’est très agréable !
On a quitté Petaluma, direction Sausalito, une petite ville à quelques km de San Francisco, de l’autre côté de la baie, à la sortie du Golden Gate. Jusqu’à la seconde guerre mondiale, la ville était spécialisée dans les chantiers navals. Les sites de construction de bateaux ont été laissés à l’abandon après la guerre, et cette zone laissée en friche a attiré tout une communauté de marginaux, de Hippies, qui s’y sont installés, sur des péniches le long des quais. À la fin des années 1960, au moins trois communautés de péniches occupaient le front de mer, le long et à proximité du rivage de Sausalito. À partir des années 1970, une lutte acharnée a éclaté entre les résidents des péniches et les promoteurs immobiliers, surnommée la « Guerre des péniches ». Ce conflit fut marqué par des expulsions forcées par les autorités du comté et des actes de sabotage perpétrés par certains habitants du front de mer. Cette longue lutte opposa les riverains aux « gens des collines », ces riches habitants qui dominaient le front de mer. Aujourd’hui, trois communautés de maisons flottantes subsistent : Galilee Harbor à Sausalito, Waldo Point Harbor et la coopérative Gates, située juste à l’extérieur de la ville.
La ville est très jolie et offre une très belle vue sur San Francisco, le pénitencier d’Alcatraz, et au fond de la baie, le Bay Bridge qui relie San Francisco à Auckland.
Le brouillard est encore présent le matin et laisse la grande ville émerger à la lumière petit à petit.
On s’est ensuite baladés du côté des péniches, et là l’ambiance est très différente. Les Hippies se sont emparés des lieux depuis des décennies, et si la gentrification est à l’œuvre ici, il reste encore une atmosphère très différente. Tout est calme, on n’entend pas les bruits de la ville, et certaines péniches et maisons flottantes témoignent encore de ce passé psychédélique. Les plus grandes de ces maisons flottantes se vendent aujourd’hui plus de 2 millions de Dollars ! C’est très beau et très sympa !
De retour en ville, le brouillard a fini par disparaître. San Francisco apparaît totalement dégagée. On peut voir en ville les magnifiques maisons de style Victorien qui ont résisté aux tremblements de terre fréquents dans la région.
On a fini par traverser le Golden Gate Bridge, ce pont iconique de la baie de San Francisco ! Il mesure 1,6 km de long et enjambe la baie. Il est en service depuis le 27 mai 1937, et c’est le pont le plus photographié au monde. Il n’a fallu que 4 ans pour le construire. Le pont d’origine était constitué d’un tablier en béton. Le sel transporté par le brouillard ou la brume atteignait les armatures, provoquant corrosion et écaillage du béton. Entre 1982 et 1986, le tablier d’origine, en 747 sections, a été systématiquement remplacé par des panneaux en acier, 40 % plus légers et plus résistants. Cette transformation a été faite en 401 nuits sans interruption complète de la circulation. La chaussée a également été élargie de 60 cm, portant la largeur de la voie extérieure à 3,35 m, contre 3 m pour les voies intérieures. Ce remplacement du tablier a constitué le plus important chantier d’ingénierie du pont depuis sa construction et a coûté plus de 68 millions de dollars.
On est allés sur Baker Beach, un des meilleurs spots pour l’admirer.
Étape suivante, les Painted Ladies ! Ce sont les maisons les plus célèbres de San Francisco. De style Victorien, elles datent d’avant le grand tremblement de terre de 1906 qui a détruit la quasi totalité de la ville. Entre 1849 et 1915, 48 000 maisons Victoriennes ont été construites à San Francisco, et ces maisons en bois font partie des bâtiments qui ont le mieux résisté à ce cataclysme.
Les Painted Ladies furent construites entre 1892 et 1896 par le promoteur immobilier Matthew Kavanaugh, qui habitait la maison voisine, un manoir datant de 1892, au numéro 722 de la rue Steiner.
Pour les plus anciens, c’est là qu’habitait la famille Tanner, de la série La Fête à la Maison (Full House en VO).
Joli coin historique pour nous, c’est ici qu’on a pris une photo de notre fille âgée alors de 7ans, lors de notre premier voyage dans l’Ouest Américain, en 2000. Nous avons essayé de refaire cette photo avec Phoebe, sur les traces de sa maman !
On est dans un quartier huppé, les maisons sont partout très belles !
A quelques pas de là, la célèbre Maison Bleue, icônisée par Maxime Le forestier dans sa plus fameuse chanson…
En 1971, Catherine Le Forestier, accompagnée de son frère Maxime à la guitare, remporte le premier prix du festival de Spa. Avec l’argent ainsi gagné, ils décident de partir tous les deux pour San Francisco. Ils se rendent alors à l’adresse que leur a confiée Luc Alexandre, un ami belge qui leur assure que la ville est faite pour eux. Ils y restent plusieurs semaines, au milieu d’une communauté hippie baptisée « Hunga Dunga » où se côtoient entre autres des déserteurs du Viêt Nam et des homosexuels.
De retour en France, Le Forestier reçoit une lettre accompagnée de dessins que lui ont envoyés les habitants de la maison bleue. Ne parlant que très peu l’anglais et pour les remercier de leur accueil, il décide de leur envoyer une chanson plutôt qu’un courrier et c’est ainsi qu’il écrit et compose rapidement San Francisco. Titre joué à la guitare, il évoque cette maison habitée par les hippies.
À l’occasion des 40 ans de carrière de Maxime Le Forestier, sa maison de disques propose aux propriétaires de la maison – qui entre-temps a été peinte en vert — de lui redonner sa couleur bleue. Le 21 juin 2011, le chanteur donne le dernier coup de pinceau et le 22, une plaque y est apposée portant l’inscription « En 1970, Maxime Le Forestier s’est inspiré de cette maison bleue pour l’écriture d’un de ses tout premiers succès, San Francisco » accompagnée d’une reproduction de la pochette de l’album Mon frère.
De style victorien, la maison est située au 3841 de la 18e rue, dans le quartier Castro.
On a fini la soirée dans le quartier Haight-Ashbury, haut lieu du mouvement Hippie, et connu comme l’un des principaux centres de la contre-culture des années 1960. Il tire son nom du croisement des deux avenues éponymes.
Les Grateful Dead viennent de là, Jimmy Hendrix y a vécu dans une maison rouge, et ce coin reste fidèle à leur histoire.
On a fini la journée à l’aéroport de San Francisco pour déposer William qui retourne à Tucson après ses quelques jours passés ici avec nous !
On retourne à San Francisco mardi pour d’autres visites !
A bientôt !