Browns Canyon, Buena Vista, Arkansas River, Salida et les villes fantômes du Sawatch Range

Browns Canyon, Buena Vista, Arkansas River, Salida et les villes fantômes du Sawatch Range

Deux articles pour le prix d’un ! Hier on a eu la flemme d’écrire l’article… Il faut dire qu’on est un peu claqués ! Donc aujourd’hui, un déroulé des deux derniers jours de visites !

Hier donc, on a commencé la journée par une balade au Browns Canyon. Rien d’exceptionnel, on a fait une petite marche sympa avec de beaux points de vue ! Le Browns Canyon est au bord de l’Arkansas River qui coule dans la vallée de Salida, la petite ville où est notre hôtel.

On a passé un moment là à la recherche de belles pierres dans un petit canyon à côté, mais pas grand chose à rapporter.

On a repris la route vers Buena Vista, une ville à une trentaine de km de là, avec son petit centre historique…

Avant de retourner à l’hôtel, on a trouvé un joli coin au bord de l’Arkansas River pour faire une pose fraicheur !

La météo est changeante. On est en montagne, en général il fait assez beau le matin après que les nuages se soient éloignés, et en fin d’après-midi, le ciel se couvre à nouveau. Il a un peu plu hier soir après qu’on soient rentrés.

Aujourd’hui, on est partis vers le massif du Sawatch Range, qui longe la vallée de l’Arkansas River à l’ouest. On a dépassé Buena Vista, et on a pris une piste sur une vingtaine de km pour aller visiter deux villes fantômes.

Vicksburg est une ancienne ville minière fondée au XIXᵉ siècle lors de la ruée vers l’or et l’argent, elle a connu une période d’activité intense avant de progressivement décliner. Aujourd’hui, Vicksburg est une presque ville fantôme. Ses anciennes maisons en bois sont entretenues, et certaines ont toujours un propriétaire. Personne n’y vit, mais elles sont utilisées comme cabine pour les vacances. Mais ça reste rustique, pas d’eau, pas d’électricité, aucun réseau, et une bonne heure de piste pour y arriver !

Un peu plus loin sur la piste, on arrive à Winfield. A l’époque de la ruée vers l’or, la ville était plus grande que Vicksberg. Il y avait une école, un saloon, un General Store… La plupart des bâtiments ont disparu, mais il en reste encore pour témoigner de la vie des chercheurs d’or qui espéraient la fortune dans ces montagnes. Là aussi, certaines maisons sont toujours utilisées, on voit même une ou deux maisons plus récentes. Une petite rivière passe là, la Crystal River, aux eaux chargées de fer.

Jamais deux sans trois ! Un a repris la piste en sens inverse, et entre Buena Vista et Salida, on en a repris une autre vers Saint-Elmo, une autre ville fantôme. Celle-là est bien mieux conservée, il y a encore des habitants sur place, et c’est un lieu privilégié pour les amateurs de randonnée et d’ATV, ces buggys qu’on voit partout ici dès qu’il y a une piste ou un tas de sable !

On a vu plein de colibris venir manger dans les mangeoires installées par les propriétaires de la seule boutique de Saint-Elmo.

On a croisé des chevaux dans un pré. C’est une vraie région de Cow-Boys. Il y a des ranchs partout, du bétail, et des chevaux dans toutes les fermes !

On est repartis pour Salida, visiter le centre ville historique. Comme à Buena Vista, vieilles bâtisses rénovées, petites boutiques, plein de bars et de magasins de sport. L’ambiance est sympa !

Chose étonnante, qu’on a pu voir un peu dans toutes les petites villes du coin, à Buean Vista et à Salida, des biches et des cerfs en pleine ville, qui dorment à la porte des maisons, et mangent dans les jardins !

Demain on retourne à Denver pour prendre l’avion pour Tucson en fin de soirée !

Un peu moins de trois heures de route, certainement des trucs à voir sur le chemin !

A demain !

Zapata Falls, Great Sand Dunes NP et des OVNIs

Zapata Falls, Great Sand Dunes NP et des OVNIs

On a quitté Colorado Springs ce matin, en direction des Rocheuses, pour finir à Salida, petite ville de montagne.

En chemin, avant d’arriver aux Sand Dunes, on a fait un arrêt et une bonne marche pour aller voir une petite cascade nichée dans la montagne et qui coule dans une grotte. Une fois arrivés au cours d’eau, il faut marcher un peu dans la rivière pour voir la cascade. Et il n’y a pas une mais deux cascades !

De la haut, on aperçoit les Great Sand Dunes au loin, coincées contre le massif Sangre de Cristo, avec son sommet, le pic Blanca qui culmine à 4310 mètres.

Au pied des montagnes, on a rejoint le Great Sand Dunes National Park. Le parc protège les dunes et les montagnes qui l’entourent, sur une surface de plus de 600 km2.

Le parc abrite les plus hautes dunes de sable d’ Amérique du Nord , atteignant jusqu’à 230 mètres de hauteur. Les dunes couvrent une superficie d’environ 78   km² et contiendraient plus de 5 milliards de mètres cubes de sable. Les sédiments des montagnes environnantes ont comblé la vallée au fil des ères géologiques. Après le retrait des lacs de la vallée, le sable mis à nu a été transporté par les vents dominants du sud-ouest vers la chaîne de Sangre de Cristo, formant ainsi le champ de dunes sur une période estimée à plusieurs dizaines de milliers d’années.

Les Aspens, arbres de la famille du tremble sont déjà jaunes, signes sans doute de la sécheresse qui frappe aussi la région.

Les Aspens cachent un étonnant secret : une forêt entière peut parfois ne former qu’un seul être vivant. Leurs troncs, qui semblent être des arbres indépendants, sont reliés sous terre par un vaste réseau de racines et partagent le même patrimoine génétique. Le plus célèbre exemple est Pando, dans l’Utah, une immense colonie de près de 47 000 troncs qui forment un seul organisme. Tous les troncs ont le même patrimoine génétique. Certains de ses éléments pourraient avoir plusieurs milliers d’années : les troncs meurent, mais le réseau souterrain continue de se renouveler.

Avant d’arriver à Salida, on a fait un arrêt dans un endroit bizarre, la UFO Watchtower. C’est une petite attraction insolite créée en 2000 par Judy Messoline, une ancienne éleveuse. Elle a installé une plateforme d’observation d’environ 3 mètres de haut après avoir entendu de nombreux récits de phénomènes étranges dans le ciel de la vallée. Depuis, le lieu est devenu célèbre auprès des passionnés d’OVNI et attire des milliers de visiteurs.

C’est devenu au fil du temps un vrai bric-à-brac, où chaque visiteur laisse une trace de son passage, un petit objet, un sticker, une plaque d’immatriculation…

On n’a pas vu d’OVNI, mais qui sait…

On reste à Salida 3 nuits. Demain on part en expédition dans les environs !

A demain !

Red Rock Canyon

Red Rock Canyon

Journée cool aujourd’hui, temps mitigé, avec pas mal de nuages… On est quand même allés faire un tour au Red Rock Canyon, qui est en fait la suite de Garden of the Gods. De beaux rochers rouges, dressés vers le ciel, avec en fond les grandes structures de Garden of the God.

Une petite balade à pieds sympa, au milieu des roches…

On a quand même fait un petit stop à Garden of the God pour revoir l’endroit qui a donné son nom au lieu par les premiers explorateurs arrivés dans la région ! C’est vraiment très beau !

Demain on quitte Colorado Springs, pour Salida, dans les Rocheuses, avec des arrêts prévus en route !

A demain !

Shelf Road et Royal Gorge Bridge

Shelf Road et Royal Gorge Bridge

La Shelf Road, dans le Colorado, relie aujourd’hui les environs de Cañon City aux anciens territoires miniers de Cripple Creek. Mais derrière ses paysages spectaculaires se cache une histoire intimement liée à la ruée vers l’or.

Construite en 1892 comme route à péage, elle permettait aux diligences, aux marchandises et aux hommes de rejoindre le district minier de Cripple Creek depuis Cañon City. À l’époque, cette route constituait l’un des principaux accès aux champs aurifères. Son tracé spectaculaire, taillé à flanc de montagne et dominant les canyons, lui a donné son nom de Shelf Road, littéralement « la route en corniche ».

Avec le développement du chemin de fer et l’apparition d’autres itinéraires, son importance commerciale a progressivement diminué. Elle a cependant conservé son caractère historique et sauvage. Aujourd’hui, la Shelf Road fait partie de la Gold Belt Scenic By way et traverse un paysage de falaises calcaires, de canyons et d’anciennes terres minières. Elle est également devenue un lieu réputé pour l’escalade, avec près d’un millier de voies aménagées dans les falaises environnantes.

Ce massif avec son trou m’a inspiré ! J’ai sorti le drone pour aller y voir de plus près et voir les alentours !

Petit à petit, on prend de l’altitude et on se retrouve sur la corniche, de plus en plus haut. Le canyon est profond, la rivière coule avec un petit débit d’eau.

On voit de temps en temps des traces d’anciennes constructions, qui témoignent qu’il y avait un peu de vie dans ces canyons à l’époque de la ruée vers l’or !

A quelques km après le début de la piste, on a vu une maison sur les hauteurs ! On est toujours étonnés de voir des gens vivre dans des lieux si isolés ! Il faut en plus garder à l’esprit que l’hiver ici, c’est froid et neige ! Ceux-là ne doivent pas pouvoir sortir de chez eux pendant de longues périodes !

Une autre sortie du drone pour aller voir cette jolie rivière en contrebas !

Une fois sortis du canyon et de la piste, on a repris une route « normale » pour aller vers notre étape suivante. Au passage, un beau massif rouge nous a attiré l’œil !

Arrivés à la petite ville de Cañon City, on a pris une petite route étonnante, créée juste pour le fun, qui ne mène nulle part, va de Cañon City à Cañon City, mais sur une crête très étroite. C’est la Skyline Road !

En pleine ville, on voit des biches tranquillement installées, parfois juste couchées devant la porte des maisons ! Jolies maisons d’ailleurs !

On est ensuite partis vers notre dernière destination de la journée, Royal Gorge Bridge, à une vingtaine de minutes de là.

Construit en 1929, le Royal Gorge Bridge surplombe de près de 291 mètres la rivière Arkansas, au cœur du Royal Gorge, dans le Colorado. À l’époque de son inauguration, il était considéré comme le plus haut pont suspendu du monde. Long d’environ 384 mètres, il fut construit en seulement quelques mois, dans un environnement particulièrement spectaculaire et difficile d’accès.

Aujourd’hui, le Royal Gorge Bridge est devenu l’un des sites emblématiques du Colorado. Il offre une vue impressionnante sur le canyon et la rivière Arkansas, témoignant à la fois de l’audace des ingénieurs de l’époque et de la puissance des paysages de l’Ouest américain.

La rivière est un terrain de jeux pour le rafting !

On peut traverser le pont à pieds, en zipline ou par un téléphérique. On a fait l’aller à pieds et le retour en cabine, qui permet d’avoir une belle vue sur le pont et sur la rivière, le plancher de la cabine est transparent !

Il y a beaucoup d’animaux sauvages dans la région, et après les biches, on a vu des mouflons d’Amérique !

On est rentrés à l’hôtel après cette longue journée ! Demain c’est notre dernier jour à Colorado Springs, avec de partir vers Salida, dans les Rocheuses !

A demain !

Phantom Canyon Road, Victor et Cripple Creek

Phantom Canyon Road, Victor et Cripple Creek

Pas de cascade finalement aujourd’hui ! Trop de monde, c’est le week-end, et s’il y a bien un truc que les Américains adorent faire le week-end, c’est poser un cul dans l’eau…

A la place, on est partis sur une piste vers deux anciennes villes minières de la ruée vers l’or.

La Phantom Canyon Road, est une route sur les traces de la ruée vers l’or. Nichée dans les montagnes du Colorado, entre Cañon City et Victor, c’est l’une des routes historiques les plus spectaculaires de l’État. Elle traverse un canyon étroit aux parois de grès rouge, franchit plusieurs ponts et tunnels et suit presque exactement l’ancienne voie ferrée de la Florence & Cripple Creek Railroad.

L’histoire de la route est intimement liée à la ruée vers l’or de Cripple Creek, à la fin du XIXᵉ siècle. En 1892, une première piste carrossable, appelée Florence Free Road, fut aménagée pour relier Florence aux camps miniers. Mais deux ans plus tard, en 1894, son tracé fut transformé en voie ferrée par la Florence & Cripple Creek Railroad. Le chemin de fer permettait d’acheminer les marchandises et le charbon vers les mines et, dans l’autre sens, de transporter le minerai d’or vers Florence.

La construction de la ligne dans ce terrain particulièrement accidenté nécessita de creuser des tunnels directement dans la roche et de construire des ouvrages d’art au-dessus des ravins. Le premier train de voyageurs atteignit Victor le 27 mai 1894, donnant enfin aux villes minières de Cripple Creek et Victor une liaison ferroviaire moderne avec le reste du Colorado.

Le nom « Phantom Canyon », lui, reste plus mystérieux. Contrairement à ce que pourraient laisser croire les nombreuses histoires de fantômes associées à la route, son origine semble d’abord être liée à l’apparence étrange et presque irréelle du canyon.

Avec le déclin de l’activité minière, le chemin de fer perdit progressivement son importance. Les rails furent démontés en 1915, et l’ancienne emprise ferroviaire devint finalement la route que l’on connaît aujourd’hui.

L’Adelaide Bridge, également connu sous le nom de Bridge No. 10, ce spectaculaire pont métallique a été construit en 1894 pour la Florence & Cripple Creek Railroad. Son objectif était de permettre aux trains de franchir le canyon tout en transportant les hommes, les marchandises et surtout le minerai d’or extrait des mines.

Le pont actuel possède trois travées métalliques et mesure environ 64 mètres. La structure métallique que l’on voit aujourd’hui date donc de la reconstruction de 1897.

Lorsque le chemin de fer cessa définitivement son activité en 1912, le pont fut conservé et transformé pour permettre le passage des véhicules. Il constitue aujourd’hui l’un des rares ouvrages originaux encore visible sur l’ancien tracé de la Florence & Cripple Creek Railroad. L’Adelaide Bridge est d’ailleurs inscrit au National Register of Historic Places depuis 1985.

J’ai sorti le drone pour quelques prises de vue un peu plus loin sur la route, là où le canyon de réduit davantage.

On a continué la piste jusqu’à la petite ville de Victor. Des Golden Eagles et des Vautours nous ont survolés un moment !

Victor, Colorado

Victor est une petite ville historique située dans les montagnes du Colorado, près de Cripple Creek. Fondée à la fin du XIXᵉ siècle, elle s’est développée grâce à la découverte de l’or dans la région. À cette époque, des milliers de chercheurs d’or sont venus tenter leur chance dans les montagnes.

Victor a connu une période très prospère, avec des mines, des commerces et une population importante. Aujourd’hui, la ville est beaucoup plus calme, mais elle a conservé de nombreux bâtiments anciens et une atmosphère de ville minière de l’Ouest américain. Se promener dans ses rues, c’est un peu voyager dans le temps et découvrir l’histoire de la ruée vers l’or du Colorado.

Une grande mine d’or est toujours en activité à Victor. C’est la Cresson Mine. Elle extrait encore de l’or à grande échelle, en moyenne 4 à 5 tonnes d’or par an. Il resterait encore dans cette mine 90 tonnes d’or à extraire.

Mais les nombres les plus impressionnants ne sont pas ceux-là ! Pour extraire l’or, on doit d’abord excaver, déplacer et concasser des millions de tonnes de roches ! Le rendement est faible, quelques grammes d’or par tonne de roches !

Chaque jour, la mine extrait 96 000 tonnes de terre et de roches par jour, 35 millions par an ! Tout ce travail modifie profondément le paysage, et Victor est entouré de montagnes de gravats ! Depuis le début de l’exploitation de cette mine, les gravats représentent un cube de 600 mètres de côté, ou 70 000 piscines olympiques, ou 13 millions de camions de 30 tonnes !

A quelques km de Victor, une autre ville minière un peu plus grande, et qui a surtout connu un destin très différent, Cripple Creek.

En 1990, les électeurs du Colorado ont voté pour une modification de la loi qui concerne les casinos et ont décidé de les autoriser, mais uniquement sur 3 communes de l’état, dont Cripple Creek.

À l’origine, l’idée était de sauver de vieilles villes minières historiques qui avaient beaucoup décliné après la grande époque de la ruée vers l’or et de l’argent. Le raisonnement était :

  • ces villes avaient déjà une tradition historique liée aux jeux et aux saloons ;
  • elles étaient en difficulté économiquement ;
  • les casinos pouvaient attirer des touristes ;
  • les taxes sur les casinos pourraient financer la restauration et la préservation de leur patrimoine historique.

Ça a si bien marché pour Cripple Creek, que la ville a entretenu ses bâtiments anciens, et que l’atmosphère y est très agréable. L’inconvénient, c’est qu’il n’y a presque plus que des casinos en ville ! Ils ont remplacé presque tous les commerces et sont alimentés par un réseau d’autocars qui amène en ville les joueurs de la région.

Cripple Creek a gagné en argent ce qu’elle a perdu en âme…

Demain, on part sur un autre piste, vers Royal gorge…

A demain !

Paint Mines

Paint Mines

A une quarantaine de km de Colorado Springs, à côté de la petite ville sans grand intérêt de Calhan, se trouve un site incroyable ! Un de ces endroits qu’on préfère, étonnant, pas touristique, rarement cité dans les guides, et presque unique ! Paint Mines est une petit canyon où l’érosion a découvert des formations rocheuses incroyables !

Il y a cinquante-cinq millions d’années, les Paint Mines étaient une forêt tropicale de feuillus. Cette forêt fut progressivement recouverte de grès blanc provenant du granite de Pikes Peak. Au fil des millions d’années, le vent et la pluie ont érodé la pierre ainsi que les couches d’argile, créant ainsi les badlands, les ravins et les hoodoos. Ce parc est l’un des quatre seuls sites du Colorado présentant ce type de géologie.

Des recherches archéologiques de la présence humaine dans les Paint Mines il y a déjà  10 000 ans. Les premiers habitants utilisèrent ces terres pour la chasse, car les ravins et les terrains accidentés offraient d’excellents points d’observation et des cachettes idéales. Plus tard, les Amérindiens utilisèrent les argiles de différentes couleurs pour la fabrication de poteries et de peintures cérémonielles. Au début du XXe siècle, la région fut exploitée pour l’extraction d’argile destinée à la fabrication de briques. Ce site a donc été exploité par l’homme depuis 10 000 ans !

Des sentiers permettent de se promener aux milieu du canyon, d’admirer les hoodoos multicolores ! Le début de la balade nous emmène dans des argiles très blanches, qui contiennent aussi du quartz et du sélénium. Petit à petit, les couleurs apparaîssent, et se mélangent…

Un point de vue en hauteur permet de voir le site dans sa totalité, mais de là-haut, c’est joli mais presque décevant.

C’est une fois à l’intérieur qu’on peut se rendre compte de la taille du site, de la hauteur des hoodoos et des couleurs que des minéraux ont donné aux argiles. Tout est fragile ici, très friable.

Au bout d’un moment, la couleur apparaît, de plus en plus flamboyante ! Du rose, du blanc, du jaune, du violet ! Par endroit c’est très coloré, donnant l’impression qu’on a renversé de la peinture du les roches. Certaines sont teintées dans la masse, mais le jaune est superficiel. On trouve aussi beaucoup de petits morceaux de bois pétrifié, les zones qui ressemblent à du gravier noir répandu sur le sol. Ici, une forêt tropicale a existé pendant plus de 10 millions d’années !

Cet endroit ressemble beaucoup aux Bisti-De-Nazim Badlands du Nouveau-Mexique qu’on avait visités en 2024, et qu’on avait adorés ! Là-bas, la zone était immense, mesurait plusieurs dizaines de km2, et là aussi, nous étions les seuls dingues à arpenter le désert à la découverte des hoodoos ! Carnet de Voyage, Nouveau-Mexique 2024

Demain, on va voir des cascades !

A demain !

Garden of the Gods, Pikes Peak, Manitou Springs

Garden of the Gods, Pikes Peak, Manitou Springs

On est arrivés à Colorado Springs depuis deux jours. Pas d’article hier, il n’y avait pas assez de matière…

Mais bon… Hier on est allés faire un tour à Old Colorado City. Cette ville qui n’est maintenant plus qu’un quartier de Colorado Springs, s’appelait avant Colorado City. Elle a été fondée au moment de la ruée vers l’or, en 1859. Elle a même été pendant moins d’un an la capitale de l’état, et à même été surnommée « Capitale des Saloons de Colorado Springs », parce que la consommation d’alcool a été interdite à Colorado Springs pendant des années, au moins jusqu’au début du XXème siècle…

Les saloons pullulaient alors à Colorado City, qui était considérée comme une ville décadente, où la consommation d’opium, les bordels et d’alcool explosaient !

Aujourd’hui, ce petit centre historique est agréable, on y trouve de jolies boutiques installées dans d’anciens bâtiment du XIXème siècle.

On est allés ensuite faire un tour dans le centre de Colorado Springs, qui est en fait assez décevant. C’est assez joli, mais on n’y trouve pour l’essentiel que des bars et des dancing pour cow-boys. C’est sans doute plus animé le soir, mais un jour de semaine dans l’après-midi, pas grand chose d’intéressant à nous mettre sous la dent !

Colorado Springs est la seconde plus grande ville de l’état après Denver, elle accueille la United States Space Force, la base spatiale américaine, et abrite le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD), la base spatiale Delta 1 de la Force spatiale, des éléments du Commandement des systèmes spatiaux et le quartier général du Commandement Nord des États-Unis (USNORTHCOM).

Les militaires représentent une part non négligeable des habitants de la ville. On n’a donc pas l’impression d’être dans une grande ville, il y a beaucoup d’espaces verts, et elle est très étendue.

Une rue avec un drôle de nom !

Donc ça c’était hier ! aujourd’hui, on a fait une grosse journée !

Le matin, tôt, trop tôt d’ailleurs, pas terrible pour la lumière, on est partis visiter le Garden of the Gods. Si vous avez un peu suivi ce voyage au Colorado, on est dans le même type de décor que Red rock Canyon ou Roxborough, créé dans les mêmes conditions. Des roches rouges dressées vers le ciel, dans les contreforts des Rocky Mountains ! Mais là c’est encore plus beau !

C’est un site sacré pour les Apaches , les Cheyennes , les Comanches , les Kiowas , les Lakotas , les Pawnees , les Shoshones et les Utes. Des vestiges archéologiques attestent de la présence de populations préhistoriques au Jardin des Dieux vers 1330 av. J.-C.

En 1879, Charles Elliott Perkins , a acheté 190 hectares de terrain qui comprenaient ce Garden of the Gods. À la mort de Perkins, sa famille fit don du terrain à la ville de Colorado Springs en 1909, à condition qu’il devienne un parc public gratuit. Il l’est toujours aujourd’hui !

Une route panoramique fait le tour du site, et de nombreux sentiers de randonnée le parcourt. On a fait les deux, même plusieurs fois par la route pour profiter des changements de lumière en fonction de la hauteur du soleil… C’est vraiment magnifique !

On voit que les formations rocheuses continuent bien plus loin que le parc. L’érosion a encore du travail à faire pour dégager ces rochers rouges !

En sortant de ce parc, on a changé d’environnement. On a entrepris l’ascension (en voiture !) des Pikes Peaks, un massif montagneux qu’on voit en arrière plan des Garden of the Gods. Une route panoramique mène à son sommet, à 4302 mètres ! Le massif tient son nom de Zbulon Pike, un militaire qui a été envoyé par le président Jefferson pour explorer la Louisiane ! Et à l’époque, la Louisiane s’étendait jusqu’aux contreforts des Rocky Mountains… Il ne parvint jamais au sommet à cause du froid, mais les chercheurs d’or de la région donnèrent son nom à ce sommet.

La chanson «  America the Beautiful » est associée à Pikes Peak depuis près d’un siècle. En 1893, la professeure et poétesse Katharine Lee Bates donnait un cours d’été dans l’ouest du Colorado. Bates, qui souffrait de dépression , fut inspirée pour écrire « America the Beautiful », initialement intitulée « Pikes Peak », peu après avoir atteint le sommet en 1893.

A part la route, la Pike Peaks Highway, qui mesure 31 km, on peut monter au sommet grâce à un train à crémaillère, le plus haut du monde ! Il a été construit en 1891 et les trains fonctionnaient à la vapeur. Aujourd’hui, c’est un autorail moderne et électrique, et l’ascension dure 1h10.

C’est dans cette région que l’on compte le plus grand nombre d’apparitions du Bigfoot !

Au pied de la montagne, un site (très) touristique attire des milliers de visiteurs, surtout l’hiver, le Pôle Nord du Colorado du Père Noël. Boutique, et parc d’attractionsel…

L’ascension en voiture se réserve avec un créneau d’une heure pour la montée. Cela permet de limiter le nombre de voitures sur la route et surtout au sommet.

Les paysages changent en fonction de l’altitude, et à partir de 3000 mètres, plus de sapins, des cailloux et de la toundra ! Il y a de nombreux lacs et réservoirs tout autour du massif.

Un Golden Eagle m’a fait le plaisir de prendre un peu la pause pendant sa chasse, imité par une marmotte en plein bain de soleil !

Une fois au sommet, on sent bien le manque d’oxygène et l’altitude. Il ne fait pas très froid, 18 degrés, et le soleil tape fort ! Il ne reste plus qu’à redescendre !

Au pied de la montagne, un très joli village, Manitou Springs. Le général William Jackson Palmer et le docteur William Abraham Bell fondèrent Manitou Springs en 1872, avec l’intention d’en faire une station thermale pittoresque. Des sources d’eau minérale pétillante naturelle, exploitées depuis des siècles par les Natifs Américains, coulent au cœur de la ville. Le nom Manitou lui a été donné pour respecter les croyances des peuples autochtones qui attribue au Manitou, le Grand Esprit, la présence de cette eau bénéfique pour la santé.

Belles maisons, petites boutiques, une ville très sympa et très animée !

Demain, on part à la mine !

A demain !

Rocky Mountains National Park

Rocky Mountains National Park

On est montés sur les hauteurs aujourd’hui. Direction, les Rocky Mountains, à une centaine de km de Denver. Ce parc a été créé en 1915, et couvre une surface de plus de 2000 km2 ! C’est le troisième parc le plus visité aux USA, et il reçoit près de 5 millions de visiteurs chaque année !

Un peu avant d’arriver à l’entrée du Parc, on a fait un arrêt à Estes Park, une petite ville qui est un centre de villégiature estivale, notamment grâce à sa proximité avec le parc et la présence de plusieurs lacs à proximité.

On a acheté des sweat-shirts, parce qu’on a perdu 20 degrés par rapport à Denver… Et à 3700 mètres, ça caille !

Un grand hôtel, le Stanley Hôtel, ouvert en 1909 et classé au registre des monuments historiques en 1977, a hébergé Stephen King.

C’est durant son séjour au Stanley Hotel en octobre 1974 que l’écrivain imagina les grandes lignes de l’histoire du roman Shining, l’enfant lumière (1977) et il s’est inspiré des lieux pour créer l’hôtel Overlook de ce roman. Il a passé une nuit dans cet hôtel alors qu’il était le seul client avec sa femme, puisque l’établissement était sur le point de fermer pour l’hiver. Il a dormi dans la chambre 217, où à la suite d’une nuit d’angoisse et de cauchemar, il fit ses recherches et découvrit qu’il s’agissait de la chambre d’une employée de l’hôtel, Elizabeth Wilson, qui fut gravement blessée à la suite d’une explosion de gaz le 25 juin 1911.

On est ensuite entrés dans le parc et on a emprunté la trail Ridge Road, qui le traverse sur 48 miles, entre Estes Park et Grand Lake. Cette route scénique a été construite en 1932, et c’est la route la plus haute des USA, elle culmine à 3713 mètres d’altitude. Elle est fermée d’octobre à mai.

On a fait plusieurs arrêts le long de la route pour admirer cet immense paysage de montagnes ! A partir de 3000 mètres, les arbres disparaissent, et laissent la place à la toundra.

L’un des points de vue, Rock Cut, nous a emmené à pieds vers le point visitable le plus haut du Parc, sans compter les nombreux sommets. Il y avait un vent de folie, et à 3700 mètres d’altitude, la marche n’est pas facile, surtout dans le sens de la montée ! On y trouve aussi le plus haut Hoodoo des USA !

Au point le plus haut, à 3750 mètres, on trouve une plaque indicative qui donne la direction et la distance des principaux parcs nationaux.

Un peu plus bas, on a eu la visite de marmottes et de petits octodons.

Un autre arrêt, Lava Cliffs, témoigne de l’activité volcanique du parc.

On a fait demi tour après avoir atteint le point le plus haut de la route. La descente nous a permis de voir sous d’autres angles les montagnes.

Une fois arrivés à la sortie du parc, avant d’atteindre Estes Park, un groupe d’Elks nous a fait le plaisir de poser pour nous !

Demain on quitte Denver pour aller un peu plus au sud, à Colorado Springs, ou plein de trucs à voir nous attendent !

A demain !

Roxborough State Park

Roxborough State Park

On a passé la journée dans ce petit parc de l’état du Colorado. Petit mais fantastique ! Nous sommes encore, comme à Boulder et ses Flatirons ou au Red Rock Amphitheater, sur les contreforts des Rocky Mountains. Leur poussée a incliné à 60 degrés les formations de grès rouge qu’on trouve à Roxborough.

Le nom du parc vient d’un immigrant Irlandais, Henry Persse, qui s’est installé là en 1889. Voyant un potentiel investissment, il a acheté toutes les terres dans l’espoir d’y construire un hôtel de 200 chambres, misant sur l’essor du tourisme qui commençait alors. il a construit sa maison sur le site, censée devenir ensuite l’accueil de l’hôtel. Il a appelé le lieu en souvenir de ses terres d’origine en Irlande.

L’hôtel ne s’est jamais construit. A sa mort en 1937, son fils est resté vivre sur place. La famille Helmer, qui exploitait déjà des terres à côté, a racheté le domaine pour agrandir son ranch. Pendant près d’un demi-siècle, ce paysage de roches rouges est resté un domaine privé utilisé pour le pâturage et l’agriculture. Durant cette période intermédiaire, la fameuse maison en pierre fut laissée à l’abandon.

En 1975, l’état du Colorado a racheté les terres pour les transformer en parc d’état, et pour contrer la pression immobilière et protéger ce site d’une beauté exceptionnelle !

Si vous n’aimez pas les belles roches rouges, passez votre chemin ! Parce qu’il y a un paquet d’images, et j’ai du mal à faire un choix !

Dans le même style que Red Rock Canyon, le Roxborough State Park est encore plus beau ! On a parcouru le site en deux trails, qui passent au milieu des rochers.

La maison de Henry Persse, qu’on a eu la chance de visiter. Elle est en général toujours fermée, et ne se visite que sur rendez-vous. Une visite était en cours quand on est passés devant, on a pu en profiter ! Ni eau ni électricité, mais tout le confort quand même !

Sur le trail, un petit sentier permet de grimper une colline pour avoir une belle vue du haut des formations de Roxborough.

Demain on part vers les sommets, on va faire un tour dans le Rocky Mountains National Park !

A demain !

Boulder et Eldorado Canyon

Boulder et Eldorado Canyon

On a passé la journée à Boulder, une petite ville magnifique à une trentaine de minutes de Denver.

Petite ville, mais boostée par son université, UOC, University of Colorado, la plus grande de l’état, fondée en 1870, comme la ville. Son campus occupe aujourd’hui 80 hectares, et c’est une ville dans la ville. En prenant un peu de hauteur, on peut voir son importance sur la géographie du coin ! Grâce à elle, Boulder est la 8ème plus grande ville du Colorado !

A droite, c’est le campus, à gauche, la ville de Boulder !

Boulder est située à la limite des Rocky Mountains et des Grandes Plaines. Les Rocheuses commencent donc à sa porte, et un massif prestigieux surplombe la ville, les Flatirons. Ces formations se présentent sous la forme de grandes facettes rocheuses inclinées vers la plaine.

Boulder est une ville très progressiste et très écolo. C’est la première ville des USA à avoir mis en place, à la demande de ses habitants, une taxe locale pour acheter et de préserver des espaces verts municipaux autour de la ville. C’est la première ville américaine à avoir généralisé le tri sélectif des déchets en 1976. Aujourd’hui, la ville est entourée de 21 500 hectares d’espaces protégés, parcourus par 480 kilomètres de pistes cyclables et d’allées vertes.

Bref, c’est très joli, sympa pour la balade, avec une rue principale piétonne, Pearl Street Mall.

On a fait aussi un petit tour sur le campus. Les bâtiments sont magnifiques, on a l’impression de se retrouver au cœur d’une université Anglaise, avec le soleil et la chaleur en plus. Il fait 37 degrés aujourd’hui ! Les maisons des confréries d’étudiants sont dans des bâtiments superbes ! Pas mal pour faire la fête !

On est partis ensuite vers la périphérie de la ville pour voir de plus près les Flatirons, ce massif qui délimité les Grandes Plaines des Rocky Mountains.

Il y a 5 sommets, dont le plus haut culmine à 2286 mètres. Les monts sont constitués d’un conglomérat de grès. Leur âge est estimé à 290 – 296 millions d’années. Leur soulèvement et leur inclinaison actuels se sont produits il y a entre 35 et 80 millions d’années, les exposant à l’érosion. Les Flatirons sont l’emblème de Boulder.

On a poursuivi sur la même route pour atteindre le sommet de la Flagstaff Mountain, qui culmine à 2286 mètres et offre une jolie vue sur la ville. Au loin, on peut distinguer Denver, à une cinquantaine de km de là.

En ^passant, une station service avec de drôles de bagnoles !

On est redescendus , pour aller faire un tour à l’Eldorado Canyon State Park, un site remarquable, haut lieu de l’alpinisme, à une vingtaine de minutes de là. L’endroit est charmant, une petite rivière, la South Boulder Creek coule au milieu, apportant un peu de fraicheur… La parois du canyon sont impressionnantes…

Demain, on part visiter un autre lieu très connu dans la région, Garden of the Gods… Tout un programme !

A demain !

Red Rock Amphitheater et Denver

Red Rock Amphitheater et Denver

On est repartis vers Red Rock Canyon, sous un chaud soleil cette fois, pour visiter le Red rock Amphitheater et faire un tour entre les magnifiques rochers qui forment ce théâtre naturel.

Situé près de la toute petite ville de Morrison, et à 16 km du centre de Denver, c’est un haut lieu de la culture de la région.

Le site est surtout reconnaissable à ses deux monolithes massifs, nommés « Ship Rock » et « Creation Rock », ainsi qu’au plus petit « Stage Rock », qui, ensemble, encadrent son espace de 9 525 places et forment naturellement l’amphithéâtre.

Les formations naturelles qui entourent l’amphithéâtre se sont formées il y a des millions d’années, puis ont été soulevées et inclinées lors d’un bouleversement géologique appelé l’ orogenèse laramienne , contemporaine de la formation du parc Garden of the Gods et des Flatirons, situés à proximité. On va visiter ces deux sites dans les jours qui viennent ! La teinte rougeâtre caractéristique de ces formations rocheuses est due à l’oxydation de minéraux.

La construction de l’amphithéâtre commença en 1936 et fut inauguré en 1941. Depuis, les plus grands musiciens y sont passés, Bruce Springsteen, U2, Depeche Mode, Phish, mais aussi de très nombreux concerts classiques qui ont profité d’une acoustique exceptionnelle !

C’est aussi un lieu très prisé des sportifs, qui viennent ici pour les trails nombreux autour du site, mais surtout pour les gradins, qu’ils passent leur temps à monter et descendre !

On a fait un petit trail qui nous a permis de voir ces belles formations géologiques ! Avec en fond, la ville de Denver.

On a ensuite filé vers Denver justement pour une balade en centre ville.

Denver est une ville agréable, appelée Mile High City, parce qu’elle est située à exactement 1609 mètres d’altitude, soit précisément la taille d’un mile ! C’est la capitale du Colorado, la 19ème ville la plus peuplée des USA avec 716 000 habitants, et plus de 3,5 millions en comptant sa banlieue. Denver fut fondée en 1858, au confluent de Cherry Creek et de la rivière South Platte, en pleine ruée vers l’or.

Elle bénéficie d’un climat assez agréable toute l’année, semi-aride frais, et on compte plus de 300 jours d’ensoleillement par an ! Les hivers peuvent être froids, il peut neiger d’octobre à avril, mais ici aussi le changement climatique réchauffe le climat et il neige de moins en moins. Il y fait chaud l’été, mais pas caniculaire et les soirées sont plus fraîches… C’est une ville très sportive, où la pratique du vélo est très développée. L’ensemble de la ville est accessible en bicyclette !

On a fait une grande boucle à pieds d’une quinzaine de km, en commençant par le cœur de la ville, le quartier de la gare Union Station.

On a continué vers Confluence Park, au croisement des rivières Cherry Creek et South Platte River. Une ancienne gare abrite une immense zone commerciale spécialisée dans la grimpe !

L’étape suivante, Larimer Square, un petit pâté de maisons historiques, piéton, où les habitants se retrouvent beaucoup le soir pour profiter des nombreux bars à bière du secteur. La bière Coors vient du Colorado, d’une petite ville à côté appelée golden.

Nous avons continué sur la 16th Street, l’artère principale du centre de Denver, interdite aux voitures elle aussi. Restaurants, bars, boutiques… On y trouve un peu comme à New-York, des contre-allées, et quelques Cast Iron buildings, ces bâtiments du 19ème siècle construits en fonte !

Dernière étape, le Big Blue Bear, une des images les plus célèbres de la ville. De son vrai nom, I see what you mean, c’est sculpture de 12 mètres de haut regarde ce qu’il se passe dans le Centre de Convention de la ville.

Et en parlant d’ours, on en a vu un ce matin, en pleine ville à Morrison. Il se baladait le long de la rivière…

On est ensuite retournés à l’hôtel, les jambes lourdes après une très belle mais très longue journée !

Demain on part à côté de Denver, visiter la ville de Boulder…

A demain !

Arrivés à Denver, Colorado

Arrivés à Denver, Colorado

On est partis de Tucson ce matin à 9h30, et on est arrivés à Denver à 12h30 après deux heures de vol et une heure de décalage horaire en plus !

L’aéroport de Denver est appelé l’aéroport maudit, considéré par les uns comme satanique, et par les autres comme un repaire d’Illuminatis, de Reptiliens, voire encore comme une base secrète de l’armée…

Il faut dire qu’il concentre tout un tas de trucs bizarres, à commencer par sa construction, en 1995, dans un lieu très isolé, alors qu’il existait déjà un aéroport qui pouvait être agrandi… Sa taille aussi, puisque c’est le plus grand aéroport des USA, et un des plus grands du monde alors que cette démesure n’était pas nécessaire, il n’est que le 4ème aéroport des USA en terme de trafic. Sa construction a d’ailleurs pris deux ans de retard et plus de 2 milliards de dépassement !

Dès l’entrée, on est servis ! Une statue gigantesque d’un cheval bleu aux yeux rouges, surnommé Bluecifer ! Ledit canasson a d’ailleurs tué son créateur, Luis Jimenez, alors qu’il le peaufinait dans son atelier : un morceau de la statue lui est tombé dessus, causant une hémorragie fatale.

Puisqu’on parle statue, il y a aussi celle d’Anubis, dieu funéraire de l’Égypte antique, qui trône dans un des terminaux, n’est pas plus rassurante pour peu qu’on soit superstitieux et aérodromophobe. Les plus attentifs – ou paranos ? – remarqueront aussi les nombreux symboles phalliques qui ornent l’aéroport, comme autant d’offrandes dépravées à Satan. Sans compter les fresques murales apocalyptiques qui parent certains couloirs : femmes mortes, enfants armés, corps meurtris. Peu rassurant.

Sous l’aéroport, on trouve également un immense réseau de tunnels qui étaient destinés à l’acheminement des bagages mais qui n’a jamais été utilisé… Les complotistes pensent donc qu’il s’agit soit d’un site militaire ultra-secret, relié directement à Washington, et qui servirait à abriter les membres de l’état profond en cas de problème, soit d’un site des Illuminatis ou des Reptiliens…

La plaque de dédicace de l’aéroport présente un symbole maçonnique, l’équerre et le compas, ce qui a conduit à des spéculations selon lesquelles l’aéroport a été construit par les francs-maçons. Cette théorie est encore alimentée par la présence d’une capsule temporelle qui doit être ouverte en 2094, que certains croient contenir des secrets sur le Nouvel Ordre Mondial.

Beaucoup trouvent la connexion maçonnique fascinante, la voyant comme une chasse au trésor dans la vie réelle, avec des indices cachés en pleine vue. Nous avons hâte de voir ce qu’il y a à l’intérieur de cette capsule temporelle en 2094 !

Pour finir dans les bizarreries de cet aéroport, le tracé des pistes rappelle la forme d’une svastika !

Bref… On s’est quand même posés sans problème, on a récupéré la bagnole pour rejoindre notre hôtel…

Une fois les affaires posées, on a filé vers Red Rock Amphitheater, qui comme son nom l’indique est un théâtre installé dans un magnifique environnement naturel de formations rocheuses rouges !

Malheureusement pour nous, le temps a commencé à tourner à l’orage, et il y avait une représentation le soir, qui rendait l’accès au lieu impossible…

On a quand même fait une petite balade au milieu des rochers, le temps de prendre quelques photos et pour Carole de croiser la route de 4 crotales ! Elle a adoré la promenade !

L’endroit manquait de lumière et de couleur… On y retourne demain matin pour faire la visite complète !

A demain !