Une belle balade au Cambodge cet été !

Une belle balade au Cambodge cet été !

Nous en rêvions depuis toujours, visiter les célèbres temples d’Angkor Vat ! Cet été, après notre escapade en famille en Thaïlande, Bangkok et Koh Samui (2022), nous avons filé vers le Cambodge, pour y faire une belle balade de 15 jours, de Siem Reap à Phnom Penh !

Les articles de ce Carnet de Voyage ont été remis dans l’ordre chronologique pour plus de clarté !

Arrivée à Siem Reap, Cambodge !

Arrivée à Siem Reap, Cambodge !

Nous avons donc quitté Bangkok ce matin pour un petit vol d’une heure vers Siem Reap, la capitale de la province du même nom. Siem Reap en Khmer signifie Siamois abattus, et son nom vient donc d’une victoire des Khmers contre les Thaï. La région a été longtemps bataillée entre les deux peuples, et le nom Thaï de cette région est Siemmarat, qui signifie Territoire Thaï !

Depuis le début du XXème siècle, sous l’influence de la France, cette zone est donc définitivement restée au Cambodge. C’est ici que s’élève le plus grand monument religieux au monde, classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, Angkor Wat. Il s’étend sur plus de 160 hectares, soit plus d’1 600 000 m2 ! C’est pour lui (et quelques autres !) que nous sommes ici. C’est un endroit que nous rêvons de visiter depuis des décennies !

Nous sommes donc arrivés ici vers 13 heures, et le temps de récupérer notre voiture de location, et de nous installer à l’hôtel, nous sommes sortis faire un tour en ville. Il fait très chaud et très lourd, 37 degrés aujourd’hui, bien plus qu’en Thaïlande.

Siem Reap n’est pas une jolie ville mais c’est une très ancienne ville coloniale, qui compte pas mal de beaux bâtiments de cette époque. On a fait une longue marche en ville pour la découvrir, en commençant par le marché central. Un petit Chatuchak, où l’on retrouve l’ambiance des marchés Thaï. Petites allées très vivantes où l’on trouve de tout !

Une petite rivière traverse la ville, la Siem Reap River, qui alimente le Tonle Sap, le plus grand lac d’eau douce du sud-est Asiatique, et considéré comme l’un des plus riches écosystème du monde. Il a été désigné comme Réserve Biosphère par l’UNESCO pour cette raison.

On a traversé cette rivière plusieurs fois pour notre balade.

De l’autre côté de la rivière par rapport au marché, se trouve le plus ancien temple de Siem Reap, le Wat Bo. Et ici, comme en Thaïlande, qui dit grand temple, dit école ! Nous sommes passés par là au moment de la sortie des classes, et c’est assez impressionnant ! On ne sait pas combien d’élèves étudient ici, mais ça doit se compter par milliers ! Un vrai bazar de tenues d’écoliers oranges, et de centaines de scooters des parents qui viennent chercher leurs mômes !

On a ensuite fait un tour au Wat Bo, et on a retrouvé le calme et la sérénité si chère à ces lieux de prière ! L’occasion aussi de discuter avec un moine Bouddhiste, qui cherchait à savoir d’où nous venions et s’est essayé à quelques mots en français qu’il connaissait…

On a fini notre balade à la nuit tombée, devant le discret Palais Royal et son très beau parc, qui abrite une énorme colonie de chauve-souris géantes ! Beaux bestiaux !

La vie ici n’est pas très chère, encore moins qu’en Thaïlande. Chose étonnante, le Dollar est très recherché, et dans les magasins et les restaurants, les prix sont affichés dans cette devise ! La monnaie locale, le Riel se change à 4000 Riels pour un dollar (ou 1 euro). On a bu un coup dans un bar très classe, le FCC Angkor, installé dans l’ancienne demeure du gouverneur Français de la province à l’époque coloniale. Magnifique et reposant, boire un coup ici dans cet endroit très select nous a coûté 4 dollars en tout !

On a ensuite mangé dans un resto du centre, avant de rentrer à l’hôtel nous reposer, et préparer ce premier article !

Demain, très grosse journée en perspective : le Temple d’Angkor Wat !

A demain !

Les temples d’Angkor

Les temples d’Angkor

Ca y est, nous y sommes !

Le complexe monumental d’Angkor compte plusieurs sites, dont le plus connu, Angkor Vat (ou Watt) est le mieux préservé. Construit sous le règne du roi Suryavarman II au début du XIIème siècle, il est consacré à Vishnou. On ne connait pas son nom d’origine, aucune stèle le portant n’a été encore retrouvée. Les temples Khmers de cette période sont d’ordinaire construits autour d’une stèle de fondation qui indique le nom de l’édifice. Celle-ci n’a toujours pas été découverte, ou a été détruite par le temps. Depuis sa construction, Angkor Vat est toujours resté un site religieux entretenu, ce qui explique sa longévité exceptionnelle et son état de conservation. Il combine les deux styles de l’architecture Khmer, le temple montagne et le temple à galeries. Il est ainsi construit à l’intérieur d’une douve artificielle de plus de 5 km de long, et d’un mur externe de 3,6 km. Il comporte 3 galeries rectangulaires construites les unes à l’intérieur des autres, et au centre se dressent des tours en quinconce. Il est orné de milliers de bas-reliefs magnifiques.

Angkor Vat est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992, et a été considéré en péril jusqu’en 2004. Depuis cette période, de gigantesques travaux de restauration financés par l’UNESCO et les aides financières de nombreux pays lui ont redonné son éclat.

Beaucoup, beaucoup de photos ce soir…

Après cette visite, nous avons filé vers d’autres sites du complexe d’Angkor. Nous avons beaucoup de chance dans cette période post COVID (quoique le mot post est bien usurpé dans la situation sanitaire mondiale !), de très nombreux touristes, dont les chinois, adeptes du tourisme de masse ne sont pas là ! Nous sommes également à la mauvaise saison, et le tourisme est au ralenti ! Nous avons donc pu visiter tous ces sites sans trop de monde, même pour certains presque seuls, alors qu’il paraît qu’à la haute saison, c’est l’autoroute des vacances ici !

Après Angkor Vat donc, nous avons pris un Tuk-Tuk local, qu’on appelle un Remork, composé d’une carriole tirée par une petite moto. Notre chauffeur nous a conduits vers les sites que nous souhaitions voir aujourd’hui.

On a passé la magnifique porte sud qui mène à la cité de Angkor Thom, cité royale construite sous le roi Jayavarman VII à la fin du XIIème siècle. Cette cité à la forme d’un carré de plus de 3 km de côté, protégé par une muraille de 8 mètres de haut. Quatre portes permettent d’y pénétrer, gardées chacune par 54 géants, des Yaksas, qui tiennent le Nâga, le Serpent fabuleux dans leurs bras. La porte sud est la mieux préservée de toutes.

Angkor Thom veut dire Grande Cité en Khmer.

La cité d’Angkor Thom compte un temple montagne, le Bayon, connu pour ses grandes tours aux visages souriants. Il ne reste aujourd’hui que 37 de ses 54 tours d’origine. Elles portent toutes 4 visages tournés vers chacun des points cardinaux. Ce temple est magnifique !

Face au Bayon, on a pris un petit chemin de terre pour arriver à une autre porte, celle de l’est, appelée la Porte des Morts. Chaque pilier de la porte est orné de monumentales têtes d’éléphants.

On est ensuite passé à côté de différents monuments, pour arriver à un autre temple, le Chau Say Tevoda.

On a ensuite quitté Angkor Thom pour arriver au clou du spectacle, le temple de Ta Prohm, appelé aussi par les cinéphiles Temple de Lara Croft. C’est ici que des scènes du film avec Angelina Jolie ont été tournées. Il est aussi célèbre pour ses immenses Fromagers, qui maintiennent dans leurs gigantesques racines les pierres de ce temple.

A la différence des autre temple d’Angkor, ce temple a volontairement été laissé dans un état proche de celui de sa redécouverte au début du XXème siècle. Des travaux de conservation sont réalisés régulièrement, de consolidation aussi, mais les racines ont été laissées en place.

Une stèle indique que 12 640 personnes servaient dans ce temple, dont 615 danseuses. Elle explique également qu’il fallait 66 000 fermiers pour produire les 2500 tonnes de riz par an nécessaires à l’alimentation de tout ce petit monde !

A la sortie du temple, un Ebenacae, ébène en français, de la variété avec laquelle on fabriquait autrefois les touches noires des pianos. Son bois est totalement noir et extrêmement dur.

Nous avons fini la journée après cette visite, et sommes repartis vers l’hôtel pour trier les photos et faire un bon break !

Le site d’Angkor compte encore beaucoup de vestiges à visiter. Nous avons pris un pass pour 3 jours, qui coûte 64 dollars par personnes.

Demain, nous partirons sans doute vers le nord de Siem Reap à la découverte d’autres trésors du Cambodge !

A demain !

Kbal Spean, Banteay Srei et les temples de Roluos

Kbal Spean, Banteay Srei et les temples de Roluos

Encore une très belle journée aujourd’hui. On a du bol avec la météo, parce qu’en cette saison, on devrait surtout avoir de bonnes pluies de mousson, mais on a de la pluie que le soir, vers 17-18 heures, pendant moins d’une heure, et nos journées sont plutôt très ensoleillées ! Il a fait 38 degrés aujourd’hui !

On est partis ce matin vers le nord de Siem Reap, à environ 40 km, pour visiter plusieurs sites, en commençant par Kbal Spean.

En chemin, on est tombés sur une temple à la sortie d’Angkor, le Pre Rup, très sympa et en pleine restauration.

Kbal Spean est un site archéologique qui fait parti du domaine d’Angkor, construit entre le XIème et le XIIème siècle, sous l’autorité du même roi qui a fait bâtir Angkor Wat. Son nom signifie tête de pont, en raison du pont naturel en pierre qui enjambe la rivière qui porte le même nom. Elle est un affluent de la rivière Siem Reap.

L’endroit est hors du temps. On y accède après une bonne marche d’une heure sur un petit chemin de terre, en pleine jungle. Des ermites ont sculpté 1000 lingams dans le lit de la rivière, et de nombreuses fresques racontant la mythologie du lieu sont gravées sur les rochers qui l’entourent. Les lingams sont des objets dressés, souvent phalliques, qui représentent Shiva. La légende gravée sur les rochers raconte qu’un prince Indien s’est épris d’une princesse serpent, et que c’est de leur union dans cette rivière qu’est née le peuple Khmer.

Les lingams et les sculptures se révèlent plus ou moins en fonction du niveau de l’eau. Ce site a été pillé de nombreuses fois et quelques sculptures sont cassées, les rochers brisés laissés sur place. Le site a été restauré par les artisans d’Angkor il y a quelques années pour qu’il retrouve au maximum son aspect originel.

L’endroit est très beau. On accède tout d’abord à la rivière, où l’on découvre les lingams et les sculptures, et ensuite, en passant le pont naturel et en descendant, on tombe sur trois magnifiques cascades. L’eau est fraîche et on a pu y tremper les pieds pour les reposer de la marche boueuse que l’on a faite pour arriver sur le site !

Après cette belle balade, on est repartis vers le sud vers Siem Reap, pour visiter à une quinzaine de km de Kbal Spean le temple Banteay Srei. Et là, on a eu un vrai coup de cœur ! Il est tout simplement magnifique, dans un état de conservation unique, avec des fresques d’une qualité incroyable !

Banteay Srei, qui veut dire la citadelle des femmes, a été construit au Xème siècle, soit avant les temples d’Angkor. Ce petit temple un peu perdu dans la jungle a été pillé au début du XXème siècle par André Malraux qui voyait là l’occasion de gagner pas mal d’argent. Il avait découpé, transporté et volé pas moins d’une tonne de pierres, notamment de grands morceaux de bas-reliefs. Il a été dénoncé par Georges Groslier, un célèbre archéologue de l’école française d’extrême Orient. Les pièces volées par Malraux ont été conservées un temps au musée d’archéologie de Phnom Penh avant d’être réintégrées dans la restauration du site en 1924. Deux frontons ont été conservés, et un des deux a été offert à la France en 1936 en remerciement de la restauration du site. Il est toujours aujourd’hui au musée Guimet à Paris. Fortement abimé par l’érosion, le site a été à nouveau restauré par une équipe Suisse entre 2001 et 2006.

Construit en grès rose, ce temple est Hindou et est dédié à Shiva.

Le temple est d’une beauté incroyable, et il est installé au milieu de rizières, qui donnent à ce lieu une atmosphère particulière. Des marécages remplis de lotus alternent avec les plantations de riz et les buffles qui profitent de bons bains de boue. Un vrai petit paradis, que nous avons eu la chance de visiter seuls ! Pas de touristes ici, il se concentrent sur les sites plus “prestigieux” et moins loin de Siem Reap !

On a ensuite repris la route encore vers le sud, pour visiter le dernier temple du jour, Le Bakong qui fait lui aussi parti du site d’Angkor, installé dans un domaine appelé Roluos. C’est un vestige de la première capitale de l’empire Khmer, Hariharalaya, bâtie à l’époque d’Angkor Vat. Bakong se distingue par sa forme pyramidale qui symbolise le Mont Meru, la montagne sacrée des hindous.

On est ensuite retournés à l’hôtel, préparer cet article et notre journée de demain. C’est le dernier jour pour notre Angkor Pass et il nous reste encore quelques sites à visiter !

A demain !

Banteay Kdei, Ben Mealea et Ta Som

Banteay Kdei, Ben Mealea et Ta Som

On a continué aujourd’hui notre tour des plus beaux temples du complexe d’Angkor. On a pris la route ce matin, direction l’est de Siem Reap, pour aller voir un temple particulier Beng Mealea, à une quarantaine de km de distance.

En chemin, juste après Angkor Vat, on s’est arrêtés pour visiter le temple Banteay Kdei, dont le nom signifie Citadelle des cellules monastiques. C’était donc vraisemblablement un monastère hindouiste, édifié aux alentours de 1185, de la même époque qu’Angkor Vat. Il a été partiellement dégagé, mais de gigantesques fromagers mettent toujours en péril ses fondations.

On a ensuite repris la voiture pour une petite heure de route au milieu des rizières et des villages Khmers pour arriver au but de notre trajet, Beng Mealea. Et il vaut le détour ! Ce temple a été édifié avant Angkor Vat, et les archéologues pensent qu’il lui a servi de modèle. Difficile à imaginer aujourd’hui, parce que ce temple est resté envahi par la jungle, et il est à l’état de ruine, même si de nombreuses structures résistent encore. Son nom signifie étang de lotus. Il était entouré à l’origine d’un fossé de 2 km de long sur 900 mètres de large, dont il ne reste que quelques mares.

Envahi par les arbres et les fromager géants, il en ressort une atmosphère particulière. Éloigné d’Angkor, il est très peu visité. Il a servi de site de tournage pour Tomb Raider, et surtout pour le film de Jean-Jacques Annaud, Deux frères. C’est d’ailleurs la production qui a financé intégralement la construction des passerelles, avec l’accord des autorités, qui permettent de se déplacer à l’intérieur. Des chasses aux trésors y sont organisées par les autorités d’Angkor chaque année, qui permettent au public de fouiller les ruines à la recherche de trésors enfouis ou d’indices sur son histoire. C’est le seul moment ou chacun est autorisé à escalader les milliers de pierres entassées là, vestige de la beauté de ce lieu.

On a repris la route pour retourner vers Siem Reap, et on est tombés juste après le temple sur une petite rivière aménagée à la même époque que le temple.

De retour vers Angkor, on a fait une halte pour visiter un dernier petit temple, Ta Som, qui date de la fin du XIIème siècle. Sa porte presque entièrement emprisonnée dans les racines d’un fromager est une des images les plus célèbres d’Angkor !

Il nous reste un temple important à visiter demain, et on va peut être faire un tour en ballon captif au dessus d’Angkor, si la météo le permet. Il a fait très beau aujourd’hui, et on n’a même pas vu une goutte de pluie !

A demain !

Angkor vu du ciel

Angkor vu du ciel

Petite journée aujourd’hui. On est partis ce matin pour visiter le dernier temple que nous voulions voir, et faire un tour en ballon captif aux abords d’Angkor Vat. On s’est présentés deux ou trois fois avant de pouvoir monter, à chaque fois le vent se levait et était trop fort pour faire voler le ballon… La troisième fois a été la bonne, et on n’a pas regretté la balade. De la haut, on a une vue d’ensemble sur Angkor Vat et la région qui entoure Siem Reap. On ne voit aucun autre temple, la jungle est trop dense et ils sont bien cachés !

Entre chaque visite auprès des aérostiers, on en a profité pour faire les visites qui nous restaient. On a donc commencé par le temple Phnom Bakheng, quia la particularité d’être construit au sommet d’une grande colline. Ici tout est plat, et c’est la seule du coin ! Le temple en lui-même n’est pas exceptionnel, mais la vue est sympa, et on a pu apercevoir Angkor Vat de là haut aussi. Ce temple est en plein chantier de rénovation. 4 gigantesques escaliers montent au temple, mais ils ne sont pas rénovés et donc impraticables. On a emprunté un long chemin pour accéder au sommet. On distingue aussi les grands réservoirs qui parsèment le complexe d’Angkor.

On a donc ensuite retenté l’expérience ballon sans succès. Heureusement les sites que nous avons visités sont très proches les uns des autres… On a donc filé vers le dernier grand temple que nous voulions voir, le temple Preah Khan.

Son nom signifie épée sacrée. Ce temple est plat, et composé de 4 galeries principales de 800 mètres chacune. Son centre est symbolisé par une stuppa (sorte de reliquaire qui peut contenir des reliques corporelles de Bouddha ou d’un de ses disciples). Preah Khan a été construit après Angkor Vat mais avant Ankor Thom, la cité royale.

Trois des quatre galeries enchainent des portes qui ont la particularité d’être de plus en plus basse au fur et à mesure qu’on s’éloigne du centre, pour forcer les hommes à se courber. Seules la quatrième, réservée au roi à des portes de même hauteur.

Deux petites salles de prières royales subsistent (la seconde est partiellement effondrée), qui étaient réservées aux deux épouses successives du roi, deux sœurs. Il avait épousé en premier la plus jeune, et à sa mort, sa sœur ainée.

Les sculptures des deux reines étaient ornées de pierres précieuses, qui ont été volées il y a plusieurs siècles… On voit encore la trace de leurs emplacements. Les deux premières photos sont celles de la seconde épouse.

Une salle de danse, ornées de très belles gravures explicites sur l’usage du lieu sur les frontons.

A l’extérieur, mais toujours dans l’enceinte du temple, à côté d’un petit bassin, un très rare monument à deux niveaux, de style Romain, très bien conservé, la bibliothèque.

Et toujours de très belles gravures et sculptures un peu partout, comme ces deux gardes, le bon, et le mauvais, celui avec l’épée, qui ornent également l’entrée du site.

Après cette belle visite, on est donc repartis vers le ballon, et la dernière tentative a été la bonne ! Il monte à 120 mètres d’altitude et reste là quelques minutes, le temps d’admirer le paysage. Le prix est raisonnable, 15 dollars par personne, pour une vue inoubliable ! Ca bougeait un peu là haut, mais rien de terrible non plus, une fois que le vertige passe…

Angkor Vat se dévoile petit à petit en fonction de la montée du ballon.

On distingue la ville de Siem Reap, avec au loin une petite montagne derrière la quelle se trouve le Tonle Sap, le plus grand lac d’eau douce du sud-est asiatique.

La petite colline sur laquelle nous sommes montés plus tôt et où se trouve le temple Phnom Bakheng.

Et pour finir, une dernière petite série d’Angkor Vat. Je sais, ça fait beaucoup, mais il est si beau, que c’est dur de choisir ! Et c’est sans doute la dernière fois que nous le verrons…

Demain sera notre dernier jour à Siem Reap, avant de partir pour Battambang. Nous allons en excursion au bord du lac Tonle Sap, voir un village de pêcheurs sur pilotis.

Ce soir après mangé, on a essayé une spécialité locale original, la Ice Cream Roll. C’est une lace préparée d’une manière pour le moins originale ! Plutôt pas mal !

Le résultat final :

A demain !

Kampong Phluk sur le Tonle Sap

Kampong Phluk sur le Tonle Sap

On a quitté les temples aujourd’hui, pour une journée lacustre ! On a pris la route pour une heure de trajet vers l’ouest, direction le Tonle Sap, le plus grand lac d’eau douce d’Asie du Sud-Est, et réservoir unique de diversité écologique. Ce lac est vital pour le Cambodge, des centaines de milliers d’habitants en vivent directement.

Il est relié au Mékong, avec un régime d’écoulement alternatif presque unique au monde. A la saison sèche, de novembre à mai, l’eau s’écoule du lac vers le Mékong, et à la saison humide, de juin à novembre, l’eau s’écoule dans l’autre sens. Le lac sert donc d’une sorte de soupape de sécurité en absorbant le trop plein d’eau du Mékong pour éviter des crues trop importantes. Ce changement de sens s’appelle le retournement des eaux, et est fêté en novembre au Cambodge pour célébrer la fin de la saison humide.

On est arrivés le plus loin que l’on pouvait en voiture, à quelques km de Kampong Phluk, avant de prendre un bateau pour visiter la ville sur pilotis.

Kampong Phluk est un village de pêcheurs au bord du lac, avec des maisons perchées entre 6 et 8 mètres du sol pour éviter aux habitants d’avoir les pieds dans l’eau à la saison humide. C’est impressionnant de voir à quel point l’eau peut monter ici quand la mousson s’installe. On en a quelques aperçus quand il pleut, parce que ça tombe vraiment très fort, mais ça reste difficile à imaginer ! Certaines années, cette hauteur ne suffit pas et les maisons sont inondées ! Ce village s’est ouvert au tourisme il y a une dizaine d’années, et la visite vaut vraiment le coup, même si on se sent un peu piégés ici. Tout se monnaie assez cher, et la simple balade en bateau pour arriver au village et faire un petit tour sur le lac se paye 20 dollars par personne. Après il faut reconnaître que les habitants du coin sont très pauvres, et c’est aussi le jeu de les financer avec les devises des nombreux touristes qui viennent là.

Et là encore, la période est très propice pour nous ! Il n’y a personne, et nous étions au maximum une dizaines de touristes aujourd’hui à visiter la ville. On a pu profiter du bateau pour nous seuls, alors que quand on voit le nombre de bateaux disponibles, on imagine qu’en période avant le COVID, et surtout avec les chinois, la visite devait avoir une autre ambiance ! C’est la bonne période pour nous !

On a fait un arrêt dans le village où nous avons été attirés par des femmes prêtes à nous vendre tout ce qu’elles pouvaient : boissons, gâteaux, bibelots, cahiers et crayons d’écoliers ! Pour cause, l’école du village est juste là, et on pu la visiter et discuter avec les enseignantes et les enfants. Très sympa !

Le village a une rue qui le traverse surélevée par rapport à la rivière. Elle est inondée en période humide. Les habitants sont très accueillants, et les enfants nous font toujours des coucous.

On a ensuite repris le bateau pour nous enfoncer un peu plus sur la rivière en direction du lac. Pour les Cambodgiens, il n’y a pas de différence entre le lac et la rivière, tout ici s’appelle le Tonle Sap. Ils vivent sur et avec la rivière, s’y lavent et s’y baignent. Une jolie petite fille, toute droit sortie des images du livre de la jungle nous a charmés…

Notre bateau nous a alors déposés sur une barge pour prendre une petite pirogue maniée par une femme âgée, qui nous a fait faire un tour dans la forêt inondée. Calme et sérénité, dans un endroit très beau et un peu hors du temps. Là encore, un peu piège à touristes, mais très beau piège, dans lequel on accepte de se laisser prendre 🙂

Quelques petits crocodiles baignaient là faussement tranquilles ! Il n’y en a plus dans le lac, mais il y a plusieurs élevages sur le Tonle Sap !

Après quelques minutes de navigation, on est arrivés sur le Tonle Sap. Vaste en effet ! Des pécheurs de crevettes, une ferme d’élevage de crocodiles, et de l’eau, beaucoup d’eau !

On a ensuite refait le chemin en sens inverse pour retourner à la voiture. Dernière occasion de revoir ces surprenantes maisons sur pilotis !

On a eu une superbe journée aujourd’hui, et les nuages menaçants qu’on voit au loin ne nous ont rattrapés que ce soir, où on a eu une très grosse averse. Il pleut toujours au moment où j’écris ces lignes, mais bien moins. Les grenouilles sont de sorties, et leur cri est surprenant ! On a pensé un moment que c’était des vaches qui meuglaient, mais il s’agit en fait de petites grenouilles.

C’était notre dernier jour à Siem Reap. Demain on part pour Battambang où nous allons rester deux nuits. Transfert en minibus, pour environ 3 heures de route !

A demain !

Arrivée à Battambang

Arrivée à Battambang

C’est la seconde plus grande ville du pays en terme d’habitants. On en compte environ 250 000. Battambang est surnommée Bol de riz, en raison des très nombreuses rizières qui l’entourent, et du fait que la production de riz est la plus importante du pays. Une rivière, la Sangker traverse la ville et se jette ensuite dans le Tonle Sap. Il est d’ailleurs possible de naviguer de Siem Reap à Battambang par l’eau, en empruntant la rivière Siem Reap, qui rejoint le Tonle Sap, puis la Sangker. Le voyage dure environ 8 heures, et n’est souvent possible qu’à la saison humide. On a préféré prendre un minibus pour faire le trajet de 170 km, ce qui nous a pris 3 heures.

A mi chemin, le bus à fait une petite pause, le temps de nous proposer à la dégustation, grenouille, criquets, serpents, vers, et même du héron !

La ville en elle-même n’a pas beaucoup d’intérêt. Quelques bâtiments coloniaux subsistent pour témoigner de la forte présence française dans cette région, mais à part, pas grand chose à se mettre sous l’appareil photo ! Le plus intéressant est en dehors de la ville, où plusieurs site méritent notre attention. On a fait un petit tour en ville cet après-midi, mais le meilleur sera demain, on a déjà réservé notre Tuk-tuk pour qu’il nous balade de sites en sites !

En pleine ville le long du fleuve, un fermier avec ses vaches…

Et pas très loin de notre hôtel, la petite voie ferrée qui nous permettra de rejoindre Pursat dans deux jours !

Demain, donc, grande balade sur la journée !

A demain !

Bamboo Train et Batcave

Bamboo Train et Batcave

On a passé la journée dans la campagne de Battambang aujourd’hui. On avait réservé notre Tuk-tuk, plus exactement notre Remork pour la journée, avec un chauffeur sympa, parlant un peu le français. On a quitté l’hôtel vers 9h30, pour traverser la ville et partir vers plusieurs sites un peu tout autour de la ville. On a fait pas mal de route, mais c’était sympa. Le temps était beau, un peu couvert, donc moins chaud !

Premier arrêt, le palais du gouverneur de la province, érigé par le dernier gouverneur Siam de la région, qui avait choisi des architectes italiens pour le construire. Il a été fini en 1907, soit juste après que la France se soit installée ici ! Ce gouverneur Siam n’y a donc jamais vécu…

On est ensuite passés devant Ta Dumbong Kro Aung, la statue de l’homme noir, qui marque l’entrée de la ville, et symbolise son histoire. Une sombre histoire de bâton sacré perdu puis retrouvé… Battambang veut dire bâton perdu.

Dès que l’on quitte la ville, on se retrouve en pleine campagne, et l’atmosphère change. Les gens sont plus souriants, et beaucoup moins de trafic sur les petites routes. La première photo, c’est un cactus qui porte les fruits du dragon.

Notre chauffeur nous a ensuite déposés devant un temple Bouddhiste, Chinois et Cambodgien. C’est pour la partie chinoise qu’on peut voir des tombes, les Cambodgiens ne pratiquent que la crémation.

On a repris la route en direction de la première attraction locale, le Bamboo Train ! Les villageois ont repris de vieilles voies ferrées, et ont adapté dessus des draisines. Elles servaient au départ au transport de marchandises, mais maintenant, ce sont les touristes qu’elles baladent ! C’est sympa, rapide, on passe au milieu des rizières, et pas si tape-cul que ça ! Une seule voie, ce qui veut dire que quand on se croise ou qu’on doit changer de sens, on démonte la draisine et on la replace au bon endroit…

Après cette montagne russe sans looping, on a repris la route vers le Temple de Banan Hill, perché sur une colline. Entre les deux, une belle colonie de chauves-souris géante, des garçons qui pêchent à la main de combattants, ces petits poissons qui s’affrontent dès qu’ils se voient, et des écolières à vélo…

Le temple de Banan Hill est posé au sommet d’une colline, et après une montée difficile de près de 400 marches, on découvre un petit temple, assez en ruine, mais très joli. C’est surtout lui qui a servi de modèle à Angkor Vat, une tour centrale entourée de quatre autres. Il a été construit au XIème siècle, avant les temples d’Angkor. Les réservoirs d’eau ont été creusés par l’extraction des pierres qui ont servies à l’édification du temple.

Nous avons ensuite pris la direction de notre dernier site, Phnom Sampov, site historique perché sur une montagne surnommée montagne bateau, en raison de sa forme. A son sommet se trouvent un temple et une pagode qui offrent une belle vue sur la région et les rizières. Mais cette montagne est creusées de grottes naturelles et de gouffres, qui ont été le théâtre des exactions du régime des Khmers Rouges de Pol Pot. Ici ont été tués près de 10 000 personnes, qui étaient le plus souvent jetées vivantes dans les gouffres ou abattues d’une balle dans la tête. C’est un lieu de mémoire important pour les habitants de Battambang. L’endroit est envahi par les singes, assez agressifs !

Au pied de la montagne se trouve un gouffre, près de sculptures géantes de Bouddha, où vivent près de 10 millions de chauves-souris. Juste avant la tombée de la nuit, elles sortent toutes se nourrir. Ce spectacle impressionnant dure environ 2 heures le temps qu’elles soient toutes dehors. Elles partent ensuite dans toute la région, par petits groupes.

On a fini la journée avec le coucher de soleil sur les rizières…

Notre chauffeur du jour, très sympa et instructif. Au cas où vous passez dans le coin, n’hésitez pas à le contacter par WhatsApp !

On quitte Battambang demain, et on a décidé de sauter l’étape Pursat, qui n’a d’après ce que tout le monde nous dit ici, aucun intérêt ! On file donc en train demain après-midi vers Phnom Penh. Filer est un peu excessif, le train roule entre 30 et 40 km/h, et il va nous falloir plus de 7 heures pour faire le trajet…

A demain !

De Battambang à Phnom Penh

De Battambang à Phnom Penh

On a quitté hier Battambang par le train, pour arriver 7 heures plus tard dans la capitale du Cambodge, Phnom Penh. Le voyage en train s’est pas mal passé, et a même été un peu plus rapide que ce que l’on pensait. Le train roule à une quarantaine de km/h sur des rails délabrés qui le font balancer tout le trajet. Mais surtout, comme la voie est toujours occupée, par les vaches, les tuk-tuk, les chèvres, les passants… le conducteur passe son temps à klaxonner ! Un peu fatiguant ! Il est essentiellement utilisé par des Cambodgiens, et nous étions presque les seuls touristes.

Il y a eu 4 ou 5 arrêts, souvent juste de quelques minutes pour laisser descendre ou monter un passager, et un seul arrêt un peu plus long à Pursat, où quasiment tous les voyageurs sont descendus pour s’acheter à manger dans les stands judicieusement installés dans la gare. Je précise que pourtant, tous étaient montés avec le plein de bouffe pour le voyage ! Comme les Thaïlandais, les Cambodgiens mangent toutes les deux heures !

Partis à 15h30 de Battambang, on est donc arrivés vers 22 heures à Phnom Penh.

La ville tire son nom du Wat Phnom Daun Penh connu maintenant seulement comme Wat Phnom, ou temple de la colline, édifice religieux construit en 1373 pour abriter cinq statues du Bouddha sur un tertre de 27 m de haut. Daun Penh (« Grand-mère Penh ») était une riche veuve qui l’aurait fait construire. Phnom Penh veut donc dire tout simplement colline de Penh !

Elle est située au confluent du Tonle Sap et du Mekong et compte 2 200 000 habitants. Elle a été fondée en 1434 mais s’est beaucoup développée sous l’influence française. Phnom Penh ressemble à Bangkok, mais en plus rurale. Moins de circulation, des rues plus étroites, moins bruyante, mais là, pas de centre commerciaux géants, pas de métro aérien, et pas énormément de sites touristiques immanquables ! Le proprio de notre hôtel à Battambang, un expat là depuis 20 ans, nous expliquait sans doute à juste titre, que le Cambodge avait 20 ans de retard sur ses voisins Thaïs et Vietnamiens à cause des Khmers Rouges. Ça se sent aussi ici.

A notre arrivée à l’hôtel, le White Mansion, qui était jusqu’en 1975 la résidence officielle de l’ambassadeur des États-Unis, nous avons eu la très bonne surprise d’être surclassés en Junior Suite ! C’est un magnifique hôtel qui a su garder son aspect ancien. On y reste jusqu’à notre départ dans 3 jours !

On a fait un tour en ville aujourd’hui. Le Palais Royal, véritable joyau au centre ville est malheureusement fermé pour rénovations. Le ciel est resté gris toute la journée, il fait donc beaucoup moins chaud qu’à Siem Reap ou Battambang. Le marché central, assez traditionnel, où l’on trouve un peu de tout regroupé par secteurs, chaussures, coiffeurs, bijoux, bouffe…

Les rives du Tonle Sap. Le Mekong est juste derrière après la pointe au centre de la photo suivante. Nous irons demain nous balader dessus en fin de journée.

On a fini l’après-midi à l’hôtel, profiter de la piscine et nous reposer un peu ! Fin de séjour, on commence à être un peu crevés de bouger tous les jours !

A demain, en pleine forme !